redaction@streetnsports.fr
dimanche, janvier 21, 2018
A la uneSports AquatiquesStreet Xtreme

5 raisons de vibrer pour le Vendée Globe

Vendée Globe

Depuis dimanche dernier, la 8ème édition du Vendée Globe a démarré.  Epreuve mythique, le Vendée Globe est une course à voile qui donne l’opportunité aux skippers les plus téméraires de faire le tour du monde en solitaire, sans escale et sans aucune assistance. Se déroulant tous les 4 ans, cette épreuve française débute au mois de novembre et se termine au Sables-d’Olonne en Vendée, au mois de janvier de l’année suivante. Elle est le fruit de Philippe Jeantot et est soutenue par le président du conseil Général de Vendée, Philippe de Villiers depuis sa création en 1989. Découvrons 5 éléments clefs qui font à la fois toute la richesse et la difficulté de cette course.

Vendée Globe, une épopée maritime

Le Vendée Globe est une course comme il en existe peu au monde. Démarrant aux Sables-d’Olonne en France, elle consiste à faire le tour du monde en longeant l’Antarctique via les océans du sud.

Cette épopée donne l’occasion aux skippers de naviguer dans les eaux de 3 grands océans de notre planète. Traversant dans un premier temps l’Atlantique du sud Nord au Sud, les navigateurs passent ensuite par l’Océan Indien puis par l’Océan Pacifique, avant de remonter par l’Océan Atlantique. Lors de leur périple, 3 caps mythiques sont également traversés, le Cap de Bonne Espérance, situé au sud de l’Afrique, le cap Leeuwin en Australie et le Cap Horn, au sud du continent américain.

Au total, ce sont plus de 40 000 kilomètres qui sont parcourus, ce chiffrant pouvant parfois monter à 52 000 kilomètres dès lors que les concurrents se voient obligés de parcourir des centaines de kilomètres supplémentaires afin d’éviter des zones riches en icebergs ou faibles en vent, les fameux anticyclones.

Vendée Globe, le règne de la communication

Pour continuer à donner des nouvelles et permettre de suivre la course, malgré le fait qu’ils soient loin de tout, les skippers sont tenus à quelques obligations en matière de communication. Chaque semaine, ils doivent transmettre 7 photos du bord et plus, réaliser deux visio-conférences en direct et envoyer deux minutes d’images vidéo réalisées en intérieur ou en extérieur au minimum deux fois. Ils s’appuient pour cela sur deux caméras fixes, une caméra mobile étanche, un appareil photo numérique et parfois même un drone, l’envoi des images s’effectuant ensuite grâce à un ou plusieurs modems-satellites « Fleet Broadband 250 ».

Afin de communiquer par mail et par téléphonie, chaque skipper a sous la main un système à base d’Inmarsat C conforme au système mondial de détresse et de sécurité en mer et un système de téléphonie par satellite Iridium, ce dernier étant complété par un iridium portable conservé pour les cas d’extrême urgence. Enfin, les régates sont équipées de radios VHF permettant la communication rapprochée entre concurrents en particulier dans le cas où un sauvetage est nécessaire.

Ces outils de communication obligent les marins à suivre des cours d’audiovisuel avant d’embarquer et à donner de leurs nouvelles sur les réseaux sociaux durant toute la traversée.

Vendée Globe, un défi physique

Même pour le navigateur le plus aguerri, se retrouver seul au milieu des océans à affronter les éléments est une épreuve aussi difficile physiquement que techniquement.

L’un des défis les plus grands pour le skipper est d’adapter son sommeil par rapport aux situations qu’il doit vivre au jour le jour.

Une fois sur la mer, le skipper doit apprendre à dormir selon des périodes allant de 10 à 80 minutes en fonction de la météo. Selon certaines études, cette période d’adaptation, qui ne peut être reproduite complètement sur terre ferme, est particulièrement difficile pendant les 2-3 premiers jours. Le navigateur n’aura de cesse ensuite de juguler son sommeil afin de pouvoir récupérer suffisamment pour continuer à avancer, sans quoi gare aux hallucinations et confusions.

Une très bonne préparation avant la course et un environnement favorable tout au long du parcours sont des éléments primordiaux pour que les navigateurs conservent leurs facultés mentales et physiques, jusqu’au bout.

Vendée Globe, le meilleur de la technologie maritime

Pour parvenir à passer les difficultés les plus extrêmes et atteindre le point d’arrivée dans le temps le plus court, les navigateurs s’appuient sur des bateaux conçus à partir des technologies les plus avancées.

La grande attraction de cette année, c’est l’utilisation de foils montés sur des Imoca. Parmi les 29 bateaux qui participent à la compétition, 7 font partie de cette nouvelle génération de voiliers, 6 totalement nouveaux et 1 modifié pour l’occasion. Ces structures placées sous la coque permettent de soulever le bateau aux allures portantes et de réduire fortement les frottements.

La quille du navire est inclinable pour plus de stabilité. Dès lors, le vent n’est plus obstacle, il devient un allié et la rapidité est nettement améliorée. Mais ces améliorations pour le skipper ont un prix, la brutalité des accélérations avec des pointes à 60 km/h et des décélérations rendent la navigation bien plus physique. De plus, rien ne dit aujourd’hui comment les bateaux vont se comporter dans des traversées aussi longues et éprouvantes.

D’autres technologies sont également à l’œuvre. Par exemple, le pilote automatique qui fonctionne à 95% du temps est devenu indispensable, même s’il ne remplacera jamais l’expérience et l’intuition du navigateur. Il lui permet de se concentrer sur d’autres paramètres comme les prévisions météorologiques. Compilées par des logiciels, ces données vont aider le skipper à trouver la route la plus sûre et la plus rapide.

Enfin, après avoir été testés virtuellement, tous les bateaux qui participent à la course sont aujourd’hui équipés de coques en fibre  de carbone. Combiné à des cordages plus fins et résistants et à l’utilisation d’hydro-générateurs, ce matériau permet aux bateaux de gagner énormément en légèreté.

Vendée globe, la course solidaire

Si le défi, la rage de vaincre et l’envie de porter haut les couleurs des sponsors animent ces skippers hors pair, certains se battent aussi pour défendre des valeurs  humanitaires.

Ainsi, est-ce le cas d’Eric Bellion, qui souhaite mettre en avant le mieux vivre ensemble et la diversité humaine. Avec l’aide d’Altavia, premier groupe international indépendant spécialisé dans la communication commerciale dédiée au retail, c’est sur un mythique bateau renommé « Comme un seul homme » pour le Vendée Globe, qu’Eric Bellion participe à la course.

Plus d’information sur : http://www.c1sh.fr/

Autre navigateur sensible aux projets humains,  Tanguy de Lamotte s’est lancé dans l’aventure aux commandes du voilier Initiatives-Cœur afin d’aider par la récolte de fonds, l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque à opérer des enfants atteints de maladies cardiaques.

Concrètement chaque clic d’internaute sur la page Facebook Initiatives Cœur permet à l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque de récupérer 1 euro, versé conjointement par les sponsors Initiatives et Kline, soutiens de Tanguy de Lamotte, et ce pendant toute la durée de la course. Lorsque la page obtient 360 000 « like », c’est 30 enfants qui peuvent être sauvés.

Pour participer à l’opération : https://www.facebook.com/initiativescoeur/

1 Comment

Leave a Response

Allan Kinic
Rédacteur en chef et créateur du magazine Street N’ Sports, journaliste sportif spécialisé dans le football et les sports de combat pour le site internet www.auvergnesports.com – Titulaire d’un baccalauréat littéraire option cinéma audiovisuel et de deux années en histoire de l’art et en musicologie – Ancien DJ Producteur – Passionné de sports et pratiquant la boxe anglaise et la musculation – Freelance en webdesign et communication, il a mis son expérience au profit de plusieurs entreprises en tant que chargé de communication et community manager .